« Qu’elle est bleue ma vallée » de Jean Gill

Édition : The 13th Sign Genre : Biographie Pages : 238

Quatrième de couverture : Le vrai parfum de la Provence ? La lavande, le thym et la fosse septique. On peut faire des centaines de choses intéressantes dans son bain, mais laver la vaisselle n’en fait pas partie, et ce n’était pas non plus ce qu’avait en tête l’écrivain Jean Gill en troquant sa vallée galloise contre une vallée française. Enthousiaste à l’idée de quitter le ventre de l’éléphant, cette soupe de brume grise que les Gallois appellent météo, elle offrit son diplôme de natation à un agent immobilier provençal ébahi pour faire l’acquisition d’une maison avec vue imprenable sur les étoiles, alimentée par l’eau de sa propre source. Ou plutôt de la source du voisin, à laquelle sa cuisine était reliée – cuisine qui, d’après les gentils messieurs du service des eaux, déversait ses effluents directement et en toute illégalité sur la route principale… et ce n’était pas le pire… Mais comment résister à un village qui porte le nom de « Dieulefit », le village où « nul n’est étranger » ? Découvrez la vraie Provence en agréable compagnie.

Série ? Non.

Autres livres de l’auteur déjà lu : Aucun, celui ci est mon premier.

Premières phrases : Tous les dimanches, nous nourrissons nos toilettes ou, plus précisément, nous faisons une offrande par le biais de la cuvette à la Bonne Bactérie qui, nous l’espérons, habite notre fosse septique. L’offrande hebdomadaire ressemble à s’y méprendre à du mélange à béton et est vendue dans un sachet sans étiquette par une société qui ne souhaite pas divulguer les ingrédients de sa potion magique, mais qui assure néanmoins qu’elle empêche la boue de se former dans votre fosse. Pour plus de sécurité je régale occasionnellement mes toilettes, et la fosse au-delà, d’un yaourt de préférence « actif ».

Ma chronique :

Jean Gill, accompagnée de son mari, John, ainsi que de leurs animaux de compagnie, ont quitté le Pays de Galles pour la France. Après 25 ans là bas, au revoir Carmarthenshire, et bonjour Dieulefit ! Un petit village au nom étonnant, de la Drôme provençale.

De son départ du Pays de Galles, à son arrivée en France avec son lot de péripéties. Ou encore de la barrière de la langue, aux travaux interminables de sa nouvelle maison qui lui réserve bien des surprises, l’auteure se confie aux lecteurs, en toute transparence.

Avec bonne humeur, une bonne dose d’auto-dérision et beaucoup d’humour, Jean Gill nous ouvre les portes de sa maison, de sa vie, avec en toile de fond, les paysages qu’elle affectionne.

À travers beaucoup d’aspects de la vie quotidienne, du plus drôle au plus pénible, j’ai découvert la femme qui se cache derrière l’auteure, Jean Gill. Et même si j’ai été un petit peu troublé en commençant ma lecture, j’ai apprécié de lire toutes les petites tranches de vie qu’elle partage avec nous au fil des pages. Des anecdotes sur sa vie, sur ses proches, mais surtout sur elle-même et ce, avec beaucoup d’humour et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Faire preuve d’auto-dérision est important pour moi, savoir rire de soi même est une qualité. Et l’auteure prouve dans ce livre qu’elle est capable de le faire. Au détour d’une promenade ou d’une discussion, l’auteure se livre à nous, en nous racontant une anecdote tantôt douce, tantôt plus amer. Elle nous fait part des choses qu’elle aime mais aussi de ce qu’elle n’aime pas et le tout avec sincérité, transparence et sans jugement. Certaines de ses confidences donnent le sourire parce qu’on a tous au moins une fois connu la même situation. Qui n’a jamais eu de problème de plomberie ? Ou encore d’électricité ? Qui n’a jamais fait d’erreur en parlant dans une autre langue ? Et encore je ne vous dis pas tout ! Plus haut je note que j’ai été troublé en commençant ma lecture, je m’explique. Lorsque j’ai commencé à lire, je savais que ce livre était une biographie, donc que ça allais être différent d’un roman. J’ai juste eu un petit peu de mal avec le fait qu’il n’y ai pas vraiment de structure. Il n’y a pas de chapitre dédié à un thème en particulier. Plusieurs thèmes différents sont abordés dans le même. J’ai eu l’impression de perdre un peu le fil par moment avec certains changements de sujets. C’est tout de même une jolie découverte et je ne compte pas en rester là puisque la lecture du premier paragraphe de « Toujours à tes côtés », à la fin de ce livre, m’a donné envie de découvrir la plume de l’auteure à travers une fiction cette fois-ci.

À bientôt,

Laurie

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