« Mille femmes blanches » de Jim Fergus

« Mille femmes blanches – Les carnets de May Dodd »

Édition : Éditions Pocket Genre : Roman historique Pages : 506

Quatrième de couverture : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

Série? Oui, celui ci est le premier tome de la trilogie « Mille femmes blanches ». 1er – « Mille femmes blanches » 2éme – « La Vengeance des mères ».

Autres livres de l’auteur déjà lu : Aucun, celui ci est mon premier.

Premières phrases : Quand j’étais petit, à Chicago, je prenais un malin plaisir à raconter le soir à mon jeune frère Jimmy toute sorte d’histoires à faire peur à propos de notre ancêtre dérangée, May Dodd. Celle-ci, après avoir été internée dans un asile de fou, s’était enfuie pour vivre chez les Indiens – c’est du moins l’étoffe relativement vague, mais facile à broder, d’une légende familiale tenue secrète.

Ma chronique :

En 1874, afin de négocier la paix, Little Wolf le « chef et grand-homme médecine » Cheyenne, se rend à Washington avec une délégation. Il y rencontre le président des États-Unis, Ulysses S. Grant et lui fait une demande. Mille femmes blanches en échange de mille chevaux et bisons, pour une intégration des Cheyennes dans le monde de l’homme blanc.

Officiellement refusé, cet échange va pourtant avoir lieu. Un programme secret portant le nom de FBI, Femmes Blanches pour les Indiens, voit le jour. Des recrutements sont faits dans les prisons, les pénitenciers, les asiles ou encore, chez les femmes insolvables.

Un premier convoi prend la route en mars 1875. May Dodd, âgée de 25 ans, en fait partie. Internée à tort par sa famille, elle est heureuse de cette libération. Les carnets que vous allez découvrir sont les siens. Des carnets qu’elle a noircis page après page, jour après jour.

Dans ces carnets, elle raconte sa nouvelle vie, son nouveau quotidien. Épouse d’un puissant guerrier, elle apprend les coutumes, les rites, les traditions, ou encore le langage des Cheyennes. Elle raconte ses rencontres et la profonde amitié l’unissant aux autres femmes blanches. Elle raconte la beauté de tout ce qui l’entoure, une beauté qui l’émerveille. Mais aussi l’horreur et la violence qu’elle va côtoyer.

Nous allons assister avec May, impuissante, à la mort annoncé d’un peuple, d’une tribu qu’elle considère comme la sienne.

Ce roman est magnifique. En commençant ma lecture, je n’imaginais pas à quel point j’allais être bouleversée. Si je devais le décrire en seulement deux mots, ce serait Puissant et Captivant. Puissant pour la force de son sujet. C’est un roman historique, et même s’il s’agit d’une fiction, il trouve tout de même un point d’ancrage dans l’histoire du peuple Indiens, dans son passé. Les guerres opposant les Indiens aux hommes Blancs sont réels, de même que certaines coutumes ou encore certaines pratiques que l’on retrouve entre ces lignes. C’est fort, juste, totalement bouleversant. Et Captivant pour les écrits de May Dodd. J’ai été attirée, absorbée entre les phrases, entre les mots, ayant l’impression d’être assise près d’elle dans la loge. Et j’en suis ressortie complètement désorienter. J’ai ressenti tellement fort les sentiments de May… C’est une femme extrêmement forte et courageuse. Elles le sont toutes d’ailleurs. Toutes ces femmes pourtant si différentes les unes des autres sont unies face à l’adversité. C’est tellement beau. Dans ce roman, il y a des passages doux ou encore tendres qui arrache un sourire, qui font voyager. Mais aussi d’autres remplis de douleurs et de violences à vous serrez le cœur, vous nouant la gorge… Et je peux vous assurer que l’on ressent chaque chose avec beaucoup de force ! Le plume de l’auteur et fluide et très vive. Je ne me suis pas ennuyée une seconde pendant ma lecture. Comme il s’agit de la lecture de carnets, il n’y pas beaucoup de dialogue, les faits sont racontés après l’action, mais c’est tellement captivant que les pages tournent toutes seules à une vitesse folle. Les descriptions, qu’elles concernent les lieux, les personnages, ou certains actes sont faites avec brio. Inutile d’avoir une grande imagination pour « voir » les choses. Elles donnent l’impression d’y être, d’assister aux événements. Les bons, mais aussi les mauvais. La suite de ce livre « La Vengeance des mères » est une de mes prochaines lectures et je suis déjà impatiente de retrouver certains membres de la tribu. Je vous conseille fortement ce livre. Il est tellement beau et bouleversant… et de bien des façons. De mille façons !

À bientôt,

Laurie

Publicités

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Imagimarion dit :

    Ce roman m’a aussi secouée 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Je ne m’attendais pas à ressentir autant de choses en commençant

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s