« Un acrobate au bord de l’oeil » de Marie Jousse

Édition : Yakabooks Éditions Genre : Roman Pages : 98

Quatrième de couverture : Claire a 31 ans quand elle découvre que l’homme qui l’a élevée et qu’elle croyait ne pas être son père, se révèle l’être. Trop différente physiquement de ses sœurs, aussi blondes qu’elle est châtain, la petite fille avance dans l’existence alimentant les secrets de famille de son imaginaire d’enfant. Un acrobate au bord de l’oeil est une merveilleuse histoire de femmes où se mêlent les fils de la tromperie, de la jalousie, du chagrin, de l’amour, de l’amitié, de la fraternité et des plaisirs simples du quotidien. Mêlant humour et émotion, ce récit aborde, avec la délicatesse de la musique de Jean-Sébastien Bach, les questions de la recherche du père, des secrets de famille et de l’absence des hommes.

Série? Non.

Autres livres de l’auteure déjà lu : Aucun, celui ci est mon premier.

Premières phrases : J’ai 31 ans, aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Je viens d’apprendre que l’homme qui m’a élevée et reconnue et que je croyais ne pas être mon père est bien mon véritable père. Je pleure. Je ne sais pas si c’est de joie. Je pense que c’est de soulagement. Plus de trente ans à vivre dans le mensonge. Comme si l’histoire de ma conception et de ma naissance était trop simple au point d’inventer une farce, et de la jouer pendant tant d’années.

Ma chronique :

Claire a 31 ans. Le jour de son anniversaire, elle apprend que l’homme qui l’a élevée, celui qu’elle pensait ne pas être son vrai père, l’est finalement. Que ressentir ? De la joie ? De la tristesse ? Un grand soulagement ? Elle l’ignore. Elle sait juste que c’est enfin la fin d’un long secret de famille.

Claire va alors plonger dans ses souvenirs, retraçant l’histoire de sa famille. Comme le mariage de ses parents Jacques et Suzanne, ou les naissances de ses deux grandes sœurs, Mathilde et Élisabeth, qu’ils surnomment Bébo. Mais aussi la sienne et celle de Frédéric, son éternel petit frère. Et bien d’autres souvenirs encore…

Elle va alors nous emporter à travers les pages, au fil de son récit, nous faisant traverser le temps et l’espace. Nous allons rencontrer la petite fille qu’elle était, ou encore l’adolescente puis la jeune femme. Et enfin la femme qu’elle est devenu.

Des souvenirs joyeux, mais aussi douloureux. Des instants de bonheur, des blessures, des secrets, des absences… Elle en fera le récit avec douceur, tact, mais aussi et surtout, beaucoup d’amour.



J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman. Tout y est beau, émouvant… Il est magnifique. Le genre de lecture qui te fais sourire, rire. Le genre de lecture qui te fais du bien. C’est un vrai plaisir à lire.

C’est très touchant, il y a tellement de phrases si joliment dites, tellement de mots qui ont de l’impact, tellement de sujets forts. Ce roman est petit par la taille avec ses 98 pages, mais il est immense par son contenu.

Dans ce récit à la première personne, Claire nous raconte ses souvenirs et j’ai été aspirée entre les pages, aspirée dans le temps. Le passé et le présent se mêlent, s’entremêlent pour ne faire plus qu’un. Les époques changent au gré des souvenirs, tantôt enfant, jeune femme, puis enfant à nouveau.

C’est un peu comme lorsque l’on discute avec un membre de notre famille, ou un ami proche et que l’on commence à évoquer nos souvenirs, communs ou non, sans ordre précis, à coup de « Tu te souviens ? » ou encore « Je me rappelle ». On en évoque un, qui nous en rappelle un autre, encore un autre, et ainsi de suite…

Certains des souvenirs de Claire m’ont beaucoup touché. J’ai moi-même eu mon lot de petites réflexions face à la couleur de mes cheveux, moi la seule petite blonde de la fratrie. Et même si je n’ai jamais partagé les mêmes doutes qu’elle face à l’identité de mon père, j’ai partagé son ressenti face à ces paroles qui ne devraient jamais être dites à un enfant.

En plus de l’histoire, j’ai également particulièrement aimé le rythme du roman, ou encore c’est tout petits chapitres. Idéal le temps d’une minuscule pause. Je reconnais aussi que c’est assez traître des chapitres aussi court, arrêter de lire devient très difficile !

Ce roman est pour moi une belle histoire de vie. C’est plein de tendresse. Doux et fort à la fois. C’est une belle lecture que je vous recommande. Personnellement, je l’ai fini émue, le sourire aux lèvres et même avec « Un acrobate au bord de l’oeil ».

À bientôt,

Laurie

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